LE ROQUET A MORDU CIOTTI

Publié le par Luc BOUTET

VALLS DEMISSION !


 

Je l'avais prévu sur ce blog en publiant un billet intitulé : la Haine de Hollande et sous titré : le Mal Français.

 

Mais je ne suis pas Madame Soleil et je n'avais pas prévu exactement la forme sous laquelle allait s'exprimer l'attaque de Manuel Valls.

J'avais souligné que François Hollande avait prononcé, à Toulouse, en présence d'un Chef de Gouvernement étranger, une attaque sans modération de nos services de renseignements, qui masquait sa haine de Nicolas Sarkozy.

L'arraque visait la DCRI et la "trouille" d'un Président Socialiste envers un soi-disant complot de droite.

 

Hollande l'a dit et Valls l'a fait !

 

Je vais regarder la conférence de Presse du Chef de l'Etat (pas de grâce !) et vous invite à relire - si vous le sougaitez - mon billet :

 

LA HAINE DE HOLLANDE 

 

Le mal Français

 

 

Depuis le 1er Novembre, la venue du 1er Ministre Israélien Benyamin Netanyahou à Toulouse, pour un hommage aux victimes Juives de Mohamed Merah et le discours indécent du Président de la République, François Hollande, la polémique est lancée.

Ajoutez à cela l’inévitable provocation de E.E.L.V. prêts à tout pour exister et voici l’enfumage de première classe.

François Hollande a tenu à Toulouse des propos indignes du Chef de l’Etat Français en critiquant publiquement, sans pudeur, les services de renseignements de la République Française.

La polémique, qui, en fait, a démarré dès le décès du terroriste islamiste Toulousain, tué par le RAID, s’inscrit, dans la haine farouche et pugnace que nourrit François Hollande pour Nicolas Sarkozy. 

Et plus généralement de l’ensemble de la gauche pour la droite. La hargne se palpe lors des questions d’actualité, le mardi et le mercredi, au Palais Bourbon.

Les combattants traditionnels de ce qu’ils nomment la « stigmatisation » et le « clivage » n’hésitent pas, pour assouvir leur haine viscérale de la « droite », à malmener nos services secrets qui, par définition, ne devraient pas voir leur « linge sale » déposé sur la place publique pour y être – soit disant – lavé.

La presse de gauche qui a toujours fait ses choux gras des affaires de barbouze, (Ben Barka, pour ne citer que ce seul exemple parmi des dizaines d’autres) marche à fond dans la combine et va très exactement dans le sens où le Président, madré, souhaitait qu’elle aille. Les plumes crissent, les « Apple » tintinnabulent, les rotatives s’emballent et l’encre et la boue se mêlent. Les tirages montent et les banquiers de gauche se félicitent de leurs investissements judicieux. En misant sur le petit gros qui hait les riches, ils vont faire, paradoxalement, du gros pognon.

Comme tout homme de gauche accédant à la Magistrature suprême, Hollande à physiquement peur que les hommes de l’ombre mis en place par le pouvoir précédent, ne le renverse par la force.

C’est une paranoïa typiquement de gauche !

Déjà, en 1981, François Mitterrand, voyant dans le SDECE – appellation des services secrets en mai 81 - un repère de Gaullistes – donc « d’ennemis » suivant la rhétorique Mitterrandienne – avait décapité, sans coup férir, les services secrets Français. 

François Mitterrand, à peine arrivé au pouvoir, remplaça Alexandre de Marenches, ancien de la France libre, jugé trop Gaulliste, par un homme du sérail : Pierre Marion nommé le 17 Juin 1981 à la tête du SDECE avec mission de le transformer, de le démilitariser.

 Il restera à la tête de la DGSE, nouveau sigle des services de renseignements Français, jusqu’au 10 novembre 1982.

Il garda à l’endroit du Président à la rose, bien que celui-ci l’ait fait roi, une solide inimitié.

Dans son témoignage « La mission impossible. À la tête des services secrets » (Calmann Lévy, 1991) Pierre Marion se livre à une critique sévère de l'exercice du pouvoir par François Mitterrand, dénonce la médiocrité personnelle de ses principaux ministres (notamment Gaston Deferre, Claude Cheysson et Charles Hernu) et dépeint les services secrets inefficaces et enlisés dans des rivalités internes et des intrigues, notamment entre la DGSE, la DST, les Gendarmes et la cellule africaine de l'Elysée.

Il écrit également en 1999 Mémoires de l'ombre où l'entourage présidentiel est l'une de ses cibles privilégiées. Ce livre est un réquisitoire contre François Mitterrand.

Tous les grands hommes rencontrent un jour leur Ganelon.

Ancien jogger des jardins de l’Observatoire, Ancien Garde des Sceaux qui fit appliquer la peine de mort en Algérie pour les premiers rebelles nationalistes fussent-elles des femmes et la fit supprimer en France, François Mitterrand installé à l’Elysée en mai 1981, entama immédiatement son œuvre  de liquidation des services secrets qu’il percevait comme une menace, pour sa propre sécurité physique.

Mitterrand avait une peur bleu – quasi maladive – d’un coup d’Etat Gaulliste pour lui ravir le pouvoir.

Son Ministre de l’Intérieur et fidèle ami de plus de trente ans, Gaston Deferre (le Manuel Valls de l’époque en plus truculent ; Fernandel et Boris Vian) avait commencé à mener son action anti-gaulliste dans le but de réduire le pouvoir du SDECE, en déclarant une guerre implacable à une association Loi 1901, satellite de l’appareil Gaulliste. 

Quand on veut tuer son chien, c’est bien connu, on dit qu’il a la rage et qu’il l’a attrapé en fréquentant la chienne des voisins. On a les boucs émissaires que l’on peut.

Gaston Deferre s’attaque d’abord au SAC (Service d’Action Civique) créé par des Gaullistes pour assurer le service d’ordre des meetings du Général de Gaulle en 1960.

Pierre Debizet, un ancien de la France libre (réseau Libération Nord et BCRA), en fut le premier président et démissionna en raison  d'un désaccord avec la politique algérienne du général de Gaulle.

De Gaulle ne lui en tiendra pas rigueur. Ce n’était pas son premier Ganelon. Il avait fréquenté, du temps de la France Libre, Churchill et Roosevelt. Des pointures supérieures en la matière.

En interdisant le SAC, dont les liens avec les Services Secrets Français étaient étroits, Deferre visait le SDECE. La façon d’atteindre les « hommes de l’ombre » était moins directe qu’en 2012. La gauche de 81 était moins faraude que sous Hollande. Ce dernier moins Florentin que son aîné, énarque et non pas robin, ne s’embarrasse pas de minauderies mitterrandiennes et de « faire semblant ». 

Plus moderne, que son illustre aîné, il va droit au but et avance sans masque. Deux écoles.

Mais, comme pour l’affaire Merah, l’action de déstabilisation des Services de renseignements, se  saisit du prétexte d’un fait divers sanglant. 

Le complot s’accommode parfaitement du sang et de l’émotion. L’indicible favorise – dans une France dont le souffle est coupé, momentanément retenu et la presse aux aguets – la manœuvre est dissimulée par la douleur et la peine qui maquillent facilement la menée séditieuse.

En 81 la tuerie d’Auriol, en 2012 celle de Toulouse.

En effet, le 18 juillet 1981, Jacques Massié, gaulliste, policier, chef du SAC de Marseille, est assassiné avec toute sa famille – y compris un gosse - par ses hommes qui le soupçonnent de vouloir les trahir au profit de la Gauche, dans un contexte d'extrême paranoïa. Le meurtre a lieu dans la bastide familiale, près d'Auriol.

Pierre Debizet, responsable du SAC, est arrivé à Marseille en mai 1981 car il s'inquiète des rivalités entre les membres locaux de son organisation.

Suite à la tuerie d’Auriol, il sera inquiété par la justice mais sans suite pénale. 

Déjà à l’époque comme maintenant – les socialistes et les écolos savent recycler une formule qui a fait ses preuves - une commission d'enquête parlementaire avait été créée (uniquement composée de membres de la majorité de gauche, la droite ayant refusé d'y siéger).

Mais elle ne décida pas de demander la dissolution du SAC.

Si – contre toute attente – une Commission d’Enquêtes Parlementaires étaient créée en 2012, elle serait certainement plus pragmatique.

Socialistes et verts possède une confortable majorité capable de désintégrer n’importe quelle DCRI, en toute légalité.

En 1981, l’imbrication du SDECE et du SAC était évidente puisque à la libération les gaullistes étaient naturellement impliqués dans le renseignement et le combat de l’ombre.

La quasi totalité des membres de la « piscine », après la guerre,  étaient issus de la « France Libre » du Général de Gaulle.

Comme le souhaitait la gauche hystérique, le Service d'Action Civique fut dissous par le président François Mitterrand le 3 août 1982, par application de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées. (sic)

En éliminant le SAC, le Président socialiste pensait avoir envoyé un message fort aux gens du  SDECE, qu’il soupçonnait toujours de comploter pour le déposséder par la force de son mandat.

Il faut bien dire que ses craintes n’étaient pas tout à fait infondées, quant on considère la façon utilisée par de Gaulle pour revenir aux affaires en 1958, avec l’aide des « barbouses ». 

Tout le monde – ou presque – se souvient de l’action du Gaulliste de la première heure, Jacques Chaban-Delmas, Ministre de l’Information de la chancelante quatrième République et de la participation aux évènements d’Alger de son « envoyé spécial » - pour faire simple – le barbouze Léon Delgrède.

François Hollande nourrit les mêmes craintes – pas moins maladives – vis-à-vis de Sarkozy.

Les socialistes ont tellement manié avec dextérité l’art du complot qu’ils en voient partout et soupçonne la droite d’en fomenter un par jour pour reprendre par la force ce qu’elle a perdu dans les urnes. 

Que Copé propose une manifestation dans la rue des opposants au système Hollande, voilà le sémillant et tout nouveau Premier secrétaire du PS – nommé Désir comme le tramway de Brando – monte au créneau et hurle à la sédition de droite.

Si la CGT ou S.O.S. Racisme occupent la rue c’est l’application d’un droit fondamental inscrit dans le Constitution.

Mais si la droite envisage d’en faire autant c’est qualifié d’atteinte à la République !

C’est un peu fort de café, comme dirait l’autre.

Pour les socialistes, la droite est forcément factieuse et la gauche est la seule force politique sui soit Républicaine et légitime. C’est viscéral !

Et, dans l’historique des rapports sensibles de la gauche avec les services de renseignements, il eu la regrettable affaire du Rainbow Warrior. (sans oublier les Irlandais de Vincennes)

Dans cette « acadabrantesque » on a vu Mitterrand lâcher en terre ennemie ceux-là même qu’il avait envoyé – il avait donné son nécessaire feu vert à l’opération – au coup tordu contre Greenpeace, mouvement terroriste écologiste, habitué des coup de force. Le Mouvement arc-en-ciel s’apprêtait à empêcher les essais nucléaires Français dans le Pacifique

Deux officiers Français ont été incarcéré en Nouvelle Zélande, tenus d’exécuter leur peine à cause de la manière baroque qu’avait Mitterrand de gérer les services secrets Français.

On se souvient de sa mise de vierge effarouchée, à la télévision, jurant qu’il ne savait rien de cette affaire.

Le mensonge était gros.

On garde en mémoire le suicide politique du « fusible » Charles Hernu, son Ministre des Armées, victime expiatoire en Mitterrandie. 

La véritable inimitié larvée qui oppose les socialistes aux écologistes, remonte probablement à cet épisode douloureux pour l’honneur de la France. 

Il aura fallu la conjonction effarante de deux ambitions démesurées : celles de Cécile Duflot et de François Hollande pour que cette guerre souterraine soit mise sous le boisseau et que soit conclut l’accord, infamant pour la rectitude et l’honnêteté politique, entre le PS et EELV de 2012.

Le « contrat » signé entre les Verts et le PS – au mépris de la campagne d’Eva Joly - a permit à Hollande de devenir Président de la Répunlique et à Duflot d’être Ministre et peut être, si le couillon d’électeur le veut bien, cerise sur le gâteau, Maire de Paris.

L’alliance objective des rose et des vert perdure encore pour la « manœuvre Merah », puisque Noël Mamère, soutenant de facto les outrances verbales du Chef de l’Etat, dans son discours de Toulouse, a demandé la création d’une Commission d’enquête parlementaire. (Exactement comme en 81 !)

Mamère est un trop vieux routard de la politique et un tellement fin exégèse du Règlement de l’Assenblée Nationale pour ignorer que sa demande et celle de ses compères est parfaitement irrecevable. 

C’est ce qu’à rappelé – montant immédiatement au créneau malgré le week-end de Toussaint – le Président de la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale, pourtant socialiste, Jean Jacques Urvoas : 

«  - Une Commission d’enquête Parlementaire ne peut être constituée sur des faits pour lesquels la Justice est saisie ».

Or, en l’occurrence, diverses informations judiciaires sont déjà ouvertes, tant à Toulouse sur plainte des familles des victimes, où un Magistrat Instructeur enquête.

 DCRI. Squarcini. Sarkosi. Jolie petite musique sonnant bien aux oreilles de Hollande.

Une autre procédure est ouvert à la Galerie Saint Eloi du pôle anti-terroriste du Parquet de Paris, sans parler de l’enquête administrative, dont Valls a déjà reçu un pré-rapport.

On se souviendra également – opportunément – des tonitruantes déclarations outre Méditerranée d’une Avocate Algérienne, voilée, qui était chargée de déposer une plainte pour l’assassinat de Merah par les forces de police Française.

En définitive cette plainte sera déposée par Maître Coutant-Peyre, Avocat au Barreau de Paris, qui a épousé le terroriste Carlos, en prison.

Les chiens ne font pas des chats !

Cette commission d’enquête parlementaire n’a donc aucune chance d’être inscrite à l’ordre du jour et votée par l’Assemblée Nationale, sauf à violer le Règlement de l’Assemblée Nationale.

 (mais qu’est un règlement face à la volonté implacable du Président ?).

Noël Mamère sait parfaitement que sa demande est totalement infondée mais il pratique, avec maestria, un enfumage de première classe puisque toutes les radios reprennent en boucle l’info, chantant le credo des Verts, sans que nul ne songe à dire que c’est tout simplement impossible.

Valérie Pécresse, député UMP de l’Essone, ancien Ministre du Budget, ancien porte-parole du Gouvernement Fillon, a immédiatement réagit sur RTL, à cette proposition insensée des verts, rappelant des propos anciens du député-maire de Bégles (banlieue de Bordeaux)  :

«Moi, je respecte la loi, je respecte l'action policière, les policiers ont mené une action absolument remarquable dans cette affaire Merah. S'il y a eu des dysfonctionnements, c'est à l'enquête de le dire.»

Apparemment l’ancien journaliste d’Antenne 2 a complètement oublié cette déclaration, retrouvée par Madame Pécresse.

La charge du Président de la République à Toulouse n’a rien de … Républicaine !

Le Président doit obligatoirement être muet sur l’action – bonne ou mauvaise – de ses services de renseignements, qu’il ne saurait désavouer publiquement.

De plus, cette mise en cause des services de renseignement Français a été faite devant le Chef d’un Etat qui a créé le meilleur service action au monde – le Mossad – et pour lequel la nation Israélienne tout entière voue un culte immense.

Lorsque le Mossad réussit un coup absolument tordu et franchement illégal – l’enlèvement du criminel nazi Adolf Eichmann en mai 1960 à Buenos Aires, sur le territoire Argentin, où il vivait depuis 10 ans, caché sous le nom de Riccardo Klementen - le peuple israélien tout entier traita ses agents en véritables héros. 

En France on aurait, en face d’un pareil exploit, hurlé au non-respect des droits de l’homme et on aurait conspué les « sales barbouses qui ont arrêté, un criminel certes, mais en violant des lois ». 

Lorsque les services secrets Français rééditant l’exploit du Mossad, enlevèrent, dans une boîte de nuit de Karthoum au Soudan, le terroriste international Carlos, allias Ilich Ramirez Sanchez, (deux fonctionnaires de la DST froidement assassiné à Paris 18ème, prise d’orages à la réunion de l’OPEP à Vienne en Autriche, vague d'attentats en France, qui, en 1982 et 1983, ont fait 11 morts et 150 blessés en France.) il y eu des

Bonnes Ames de gauche pour s’insurger sur ce qu’elles qualifiaient de « rapt criminel »

Mais le « Mal Français » n’obéit pas aux mêmes règles de patriotisme que celles des citoyens d’Israël. 

Pourtant, dans tous les pays du monde, l’union sacrée est faite derrière les services secrets. La CIA, le MI 6 ou le KGB n’ont jamais été ainsi publiquement désavoués par le Chef de l’Etat de leurs pays respectifs.

Bien sur , aux USA, en raison du 1er amendement de la Constitution, la presse est libre et des « affaires sortent » dans les Médias. Mais la CIA est l’objet d’attaques venant de la sphère journalistique, pas du Président des Etats Unis.

Hollande est, encore une fois, un novateur en matière de villes attaques contre la France. 

Cet homme aime plus sa propre carrière que son pays. 

Son action procède complètement de la lutte contre son prédécesseur à l’Elysée.

Il faut que quelqu’un lui dise qu’il a été élu et qu’il peut mettre sa haine en veilleuse.

Sous les abords patelins d’un chanoine de province, l’actuel locataire de l’Elysée, en proie depuis trente ans à une ambition féroce, a su tromper tout le monde en se faisant passer pour un « Flamby » ou une « fraise Tagada » alors qu’il y avait en lui, en réalité, a la fois un Rastignac qui ne sommeillait pas et un féroce et adroit adepte de Machiavel. 

Aucun homme politique Français, des cinq Républiques précédentes, - même pas Mitterrand pourtant orfèvre en la matière - n’a autant dissimulé sa véritable personnalité. 

Sa compagne, mère de ses enfants, tout autant que sa maîtresse actuelle ont tout ignoré du véritable François Hollande. De ce côté elles sont à égalité : match nul ! (y a pas de quoi tweeter !)

Le chef de l’Etat a très vite, dès la nomination de Manuel Valls à l’intérieur – qui lui ressemble étrangement dans l’art de la dissimulation de sa véritable personnalité – n’a eu qu’un souci : charger son, à la fois séide et sicaire, d’éliminer toute l’équipe de Nicolas Sarkozy, place Beauvau. 

Ses espérances ont été comblées par son valet et les principales têtes de la police et des services secrets sont tombées dans la sciure « Hollandaise » 

La charge du Président à la tribune de Toulouse est venue parachever la mission. 

Les trompettes vertes sont venues sonner l’hallali de la mouvance Sarkoziste au Ministère de l’Intérieur.

Et la presse béate applaudit le discours de l’humaniste qui entends protéger les « juifs », comme si, pendant les dix dernières années de pouvoir de droite, les actions antisémites n’avaient pas été poursuivies et sanctionnées. 

Le message subliminal est si subtil – ne prenons pas Hollande pour le « normal » qu’il veut bien afficher – que les éditorialistes ne l’ont pas décrypté. (manque de clairvoyance ou complaisance ?)

Pour Hollande, Mérah n’a pu agir contre des juifs que parce que les services secrets inféodés à la droite, elle même très proche de l’extrême droite sont foncièrement antisémites ! CQFD !

L’électorat juif – assez anti-Gaulliste dans son ensemble (Conférence de presse du 27 novembre 1967 : de Gaulle dixit : « un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur » – y sera probablement sensible.

La manœuvre, démarrée dès le 7 Mai ; était finement orchestrée, mettant en scène Manuel Valls et en s’emparant – sans vergogne ni pudeur -  de la tuerie de Toulouse. 

La presse de gauche a été sollicitée et François Hollande a tenu d’y jouer sa note.

Pour considérer les faits même, le chef de l’Etat accuse ses services secrets – dirigés à l’époque, par des fidèles de Sarkozy – de ne pas avoir décelé les menées criminelles et terroristes de Mérah. 

La DCRI, dirigée par un proche de Sarkozy, Bernard Squarcini – limogé par Valls depuis – est particulièrement visée.

Est-ce les prémices de la dissolution de cette entité anti-terroriste, voulue par Sarkozy, version Ministre de l’Intérieur, issue de la fusion DSTet RG (Renseignements Généraux) ?

Est-ce l’annonce de son remplacement par une nouvelle structure où la part belle serait faite à des grands flics de sensibilité socialiste ?

L’auteur de la désormais célèbre et fameuse anaphore : « Moi Président … ! », avait pourtant juré – croix de bois, croix de fer, si je mens j’irai en enfer – qu’il n’interviendrait jamais dans les nominations de hauts fonctionnaires.

Encore une menterie du Corrézien (qui n’est d’ailleurs pas plus Corrézien que moi curé !)

Evidemment, c’est pas lui … c’est Valls, son thuriféraire, qui fera le job.

Pour ma part, peut me chaut, que les services secrets aient commis une bévue.

Cela peut arriver, même si cela a eu des répercussions tragiques regrettables. 

Mérah n’a rien fait pour que la DCRI détecte ces buts criminels ?

Ce qui est important c’est de souligner que Merah a tué au nom d’une religion  qui appelle au massacre de ceux qui ne croient pas comme elle.

C’est ça le véritable enseignement à tirer de la tuerie de Toulouse !

Rappelons au passage que Merah a assassiné aussi des militaires Français, de toutes confessions, coupables – j’allais dire : seulement ! – de porter l’uniforme Français.

Il n’y a pas d’Islam modéré et d’Islam extrémiste.

Il y a un Islam qui cultive depuis des siècles la haine des juifs et des catholiques, des croisés. 

Une vérité peut, cependant, être soulignée : certain musulmans son pacifistes et d’autres des assassins.

Souvenez-vous, à l’annonce des attentats des deux tours du World Trade Center, des « youyous » et des cris d’allégresse dans le monde Arabe, des territoires palestiniens aux pays du Golfe en passant par l’Asie.

Ne nous leurrons pas, TOUS les musulmans veulent qu’Israël soit rayé de la carte. Certains veulent le faire par le djiad et d’autres – qu’il faut louer - pensent que la méthode diplomatique y arrivera parfaitement.

Français ne cédons pas au « Mal Français, car nous devons nous ranger, silencieusement, sans aucune réserve, derrière ces hommes de l’ombre, qui combattent – en notre nom – au péril de leur vie, les terroristes de tous poils, fussent-ils de barbe.

 

Luc BOUTET

 

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      Crédits photo : © Handout . / Reuters/Reuters

 

 

 

Pour approfondir la question : lire les articles consacrés à l’affaire Merah sur : 

http://www. lefigaro.fr

 

Pour en savoir plus sur l’affaire Merah lire le blog de Frédric Helbert, grand reporter de guerre et d’Investigations : 

http://www.frederichelbert.com/

 

 

 

 

Publié dans POLITIQUE

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