Mémère

Publié le par Luc BOUTET

 

 

Mémère, tu t'en souviens, de notre belle époque,
C'était la première fois qu'on aimait pour de bon.
A présent, faut bien le dire, on a l'air de vieux schnocks,
Mais ce qui fait passer tout, c'est qu'on a la façon.
Tu te rappelles ta guêpière, à présent quand j'y pense
J'en rigole tout doucement mais c'est plus fort que moi,
Comment que tu ferais maintenant pour y loger ta panse ?
On a pris de la bouteille tous les deux à la fois.
Mémère, tu t'en souviens comme t'as fait des histoires
Pour me laisser cueillir la marguerite aux champs,
Et pourtant c'était pas vraiment la mer à boire,
Ça t'a fait des ennuis mais c'était pas méchant...
Tu te rappelles s comme j'étais, je ne savais pas quoi dire;
Y a des coups, pour un peu, je t'aurais bien dit des vers.
T'as bien changé, mémère. Quand je vois ta tirelire,
Comment que ça me donne envie de faire la route à l'envers!

 

Mémère, tu t'en souviens des petits diabolos menthe,
Des bouteille s de mousseux du quatorze juillet!
Un éclair au café, je veux bien mais faut que tu chantes!
Chérie, t'as renversé ton verre, faut l'essuyer.
Mon Dieu, c'est pourtant vrai que je t'appelais chérie
Il ne faut pas m'en vouloir, mais je ne m'en souvenais plus.
On parle des souvenirs, mais c'est fou ce qu'on oublie.
Je te demande pardon, chérie, et qu'on n'en parle plus.

 

Mémère, si je te dis ça, c'est pour te dire que je t'aime,
Te le dire comme ça, tout cru, c'était trop dur pour moi,
Mais au fond, je suis content, je vois que t'as compris quand même,
Et je peux te le dire, mémère, j'ai jamais aimé que toi.

 


Paroles: Bernard Dimey, musique: D. Wight, 1970

 

Interprétée par Michel SIMON

 

 

Toute ressemblance avec une personne, proche d’un personnage haut placé, moralisateur, serait purement fortuite.

 

 

Luc BOUTET

 

 

Publié dans HUMOUR

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